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 Livre I : Le Contexte

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Hocus Pocus

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MessageSujet: Livre I : Le Contexte   Sam 19 Oct - 22:15









Le plume tombe. Inerte. Sa chute se répercute longtemps sur la table en chaîne. Le silence finit par revenir. Vide. Dans un froissement de tissu, il se relève. Ses yeux reflètent son agacement. Brusquement, son poing s’abat sur la table. Silence brisé. Un sifflement s’échappe de ses lèvres. D’un revers de la main les feuilles posées sur la table s’envolent. Après quelques tournoiements dans les aires, elles retombent au sol, inertes. Lui, il médite. Silence.

Moi ? Je me nomme Hocus Pocus. Je ne suis rien. Je suis là, partout, omniprésent et omnipotent. J’existe depuis  toujours dans ce monde qui est le mien. Je décide de tout, je créé et je défais au gré de mes envies. Mais je ne suis pas un dieu, pour la simple et bonne raison que personne ne me vénère, personne ne me connaît. Telle est ma magie : je suis tout, et rien à la fois. Je suis... Hocus Pocus.

Il me faut pourtant un monde, une histoire. Quelque chose à raconter, par-delà les temps et les âges. Un nom. Abracadabra. Pourquoi pas. Un premier peuple. Les Pramitices. Des êtres constitués de magie, aptes à répandre la vie sur cette nouvelle terre. Un monde parfait, idyllique. Mon jardin d’Eden.

Une idée. Inspiration. Illumination. D’un geste frénétique il reprend sa plume. Cette dernière s’agite. S’agite. Elle court sur le papier. Le dévore. Dans un dernier élan son extrémité s’arrête brusquement. Suspendue dans les airs. Suspens. Hésitation. Conviction. Certitude. Satisfaction.[code 1/2=Le poisson rouge]

J’ai besoin d’un élément déclencheur. Tout est trop beau. Trop lisse. Trop ennuyeux. Tout comme Ève a mordu le fruit du péché, un Primatice me provoque, réclame l’accès à son destin. Soit, qu’il en soit ainsi. Après ? J’observe un peuple qui se divise, se fractionne. Des différences apparaissent, des spécificités se font jour. Ici des elfes, là des nains. Ici des trolls, là des gnomes. Monde étrange que voilà, emplit d’êtres aux différences innombrables et incalculables. Ils se reproduisent, encore et encore, plus que la terre et la mer ne peut en héberger.

La plume s’immobilise. Indécision. Frustration. Inspiration fuyante. Une chaise qui grince, un encrier qui se renverse, une insulte qui s’échappe, une porte qui clac. Les secondes s’écoulent, prennent leur temps, le temps de vivre. La pièce est vide. Le silence s’impose. Suspension du temps. Arrêt sur image. Pause. L’encre dévore le papier qui traine, léchant avec avidité cette blancheur jalousée. Nouveau claquement de porte. Il est de retour. Une tasse de café. Un encrier redressé. Une encre essuyée. Une histoire qui continue.

Une guerre. Voilà comment poursuivre mon aventure. Une grande et belle guerre. Quoique non, une guerre n’est jamais belle. Elle imbibe la terre d’un sang souillé par la haine et la bêtise. Elle détruit en une nuit ce que la vie construit en un siècle. Mais après la guerre…vient la paix. Le temps de lécher ses blessures et de pleurer les morts. Les années filent à nouveau, sans que personne ne puissent les retenir. Qui sont-ils, où vont-ils ? Cela, personne ne le sait. Sauf moi. Les générations filent, le temps efface de la mémoire les erreurs du passé. Les races se mélangent, les métis se font jour. Le monde s’unit dans une différence omniprésente. Équilibre.

Café. Chaleur réconfortante. Promesse d’énergie. Frisson de satisfaction. Un sourire esquissé. Une histoire qui se construit.

Les Primatices ? Ils ont disparu. Où du moins c’est ce que le monde croit. Mais en secret…une poignée d’entre eux subsistent, dans les entrailles de la Terre. La guerre les a presque tous anéantit, et ceux qui survivent ne sont plus que des fantômes. Leur puissance leur échappe, leur vie s’évapore. Qui gardera Abracadabra ? Qui sera à même de garantir la paix et de guider les peuples par la sagesse et la raison ? Bientôt ils ne seront plus. Il leur faut trouver des successeurs…Ensemble, ils méditent. Personne ne peut prétendre posséder leur savoir ou leur puissance. Personne ne pourra les remplacer. Mais peut-être peuvent-ils au moins aider leurs descendants ? L’un des Primatices trouvent une idée. Une idée simple. Avec patience et obstination, il forge dix anneaux. Les dix anneaux de pouvoir.

La plume s’arrête des les airs, comme figée dans le temps. Manque d’inspiration ? Non. Instant de jouissance. Un sourire apparaît dans l’ombre d’une cape. Une main caresse le parchemin, savourant l’œuvre en devenir. Inspiration trouvée. Satisfaction affichée. Chute de l’histoire en approche.

Terre. Feu. Eau. Vent. Foudre. Glace. Temps. Espace. Ordre. Chaos. Voici les dix anneaux. Chacun porte en lui toute la puissance des Primatices survivants. Chacun possède un domaine dans lequel il surclasse les autres. Voilà une belle fin d’histoire…ou un bon début. Ensuite ? Les sages périssent rapidement, éreinté par la confection des bijoux. Un seul survit, poussé par une dernière mission qu’il se doit d’accomplir : ramener les anneaux à la surface, et leur trouver des propriétaires.

Tasse de café vide. Silence respectueux envers l’artiste. Le pinceau se lève, prêt à ajouter la dernière touche au tableau. L’instant est critique, le moment de gloire approche. Des yeux qui se ferment. Profonde inspiration. Frisson.

Et aujourd’hui ? Que vais-je créer pour mes sujets ? Un monde tourmenté par deux…non, trois puissances en équilibre instable. Des braves, des intrépides et des philosophes. Trois nations aux coutumes et croyances diverses, mais à l’objectif commun : parvenir à rassembler tous les anneaux de pouvoir en leur sein, afin d’imposer sa dominance aux autres. Nous voilà bien éloigné des rêves de fraternité des Primatices, qui ne peuvent que s’en retourner dans leurs tombes.

Les doigts s’immobilisent dans un dernier élan. Incertitude. Des yeux qui s’agitent, qui dévorent encore et encore les mots. Soupçon d’hésitation. Léger tremblement. Perles aux coins des paupières. Instant de majesté. La boucle est bouclée. Histoire en devenir…

Et toi ? Toi tu es un pion, un petit pion parmi tant d’autres qui rêve d’un jour toucher les cieux. Tes ancêtres ton offert ton destin, ils l’on poser entre tes mains. Ce que tu vas en faire ? Seul toi le sais…et moi. Tu es ici dans mon monde, dans mes livres. Alors bienvenue à Abracadabra jeune aventurier ! Que le ciel te soit clément, que la terre te soit aimante et que ta vie dure neuf fois.
Hocus Pocus


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Bon jeu! Et restez sages...:mort: 
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